Véronique Valy, guide en éducation canine
 
EDUCATION, OBEISSANCE, SPORT & LOISIRS
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L'éducation du chien aujourd'hui
Education du chien de compagnie
Pour une éducation du chien de compagnie Amicale et Positive
Une éducation moderne pour les chiens d’aujourd’hui

Parce que, comme moi, vous voulez changer votre vision du chien et vous savez maintenant que l'éducation de votre compagnon peut se faire en douceur, dans le respect et la coopération. Changer de direction, car quand on fait toujours la même chose on obtient toujours le même résultat.

Des cours d'éducation canine à domicile, des conseils en comportement canin, des animations dans les écoles pour apprendre aux enfants à "parler chien", et d'autres services canins… chez Au'Tour du Chien, c'est comme ça !

Avec moi, on ne crie pas sur les chiens, on ne donne pas de coups de laisse, on évite le stress, on n’intimide pas le chien, on n’use pas d'autoritarisme...

Je propose des méthodes éducatives ludiques, modernes, douces et NON COERCITIVES. Elles sont inspirées par ma longue expérience d'éducateur et d’éleveur et de celles utilisées par des chuchoteurs, des comportementalistes de renommée internationale et par un dresseur animalier pour le cinéma.

Etes-vous Dominant ou Leader ?

La Différence entre un Dominant et un Leader est que le Leader n'utilise jamais la provocation ou la dominance.

Le Dominant utilise JE.
Le Leader utilise NOUS.

Le Dominant crée la PEUR.
Le Leader inspire la CONFIANCE.

Le Dominant SAIT comment.
Le Leader MONTRE comment.

Le Dominant DONNE des ordres.
Le Leader MONTRE comment obéir.

Le Dominant se fie à son AUTORITE pour que les choses se fassent.
Le Leader se fie à la COOPERATION pour que les choses se fassent.

Le Dominant provoque du RESSENTIMENT.
Le Leader provoque l'ENTHOUSIASME et la MOTIVATION.

Auteur : Lisa Leicht, Animaux et Plus.

Le "dominant": la hiérarchie de dominance

Le dominant n’est pas un bagarreur mais un individu calme et posé.

Le dominant n’est pas un sujet autoritaire.

Le dominant est celui qui est capable de..., qui a les capacités de... Il domine par ses qualités à faire...

Exemple : Dans un groupe, le chien A a un meilleur odorat, le chien B une meilleure souplesse/rapidité. Le premier (A) va mener la chasse du fait de son odorat, le B va mener l’attaque du fait de sa rapidité.

Ca marche aussi chez les humains : souvent, Madame cuisine et gère la maison (elle domine donc pour gérer les tâches ménagères) et Monsieur sait parfaitement lire une carte (il domine pour gérer les déplacements), le fils gère la partie informatique (il domine la partie logistique)…

"Les observations de David Mech (1999, 2001) concluent que la meute est gérée comme une "famille" avec des figures parentales adultes qui servent de guides. Ces "parents" n’utilisent pas de violences physiques. (S’il existe des "combats", ils ne sont présents que pendant la période de reproduction)." (F.Martin)

La hiérarchie humains/chiens

"Il ne peut pas y avoir de hiérarchie entre deux espèces différentes. La hiérarchie sociale ne peut exister que dans un même groupe social.

Apprendre et comprendre le code de langage et le langage corporel de l’espèce, en l’occurrence le chien, car des espèces différentes ont un code de langage différent.

La remise en question de la hiérarchie ne veut pas dire absence de règles et de codes, ou transgression des règles. Les règles sont nécessaires pour l’équilibre du système humains/chiens. Il est important de respecter l’animal dans sa spécificité pour une coopération.

Si les règles et les codes sont indispensables, ils peuvent être différents d’un système à un autre et n’ont pas à être modélisés : ce qui convient à l’un ne convient pas à l’autre, l’important étant que les règles soient respectées et que les individus vivant dans le système y trouvent leur compte.

Les hiérarchies de dominance n’existent pas réellement, elles ne sont qu’une projection humaine.

Le para verbal est uniquement relatif à des postures de communication (le chien dit quelque chose quand il grogne).

Le fait de voir une hiérarchie de dominance dans la relation humain/chien installe obligatoirement une relation conflictuelle dans une finalité de gagnant/perdant, ou de persécuteur/victime." (F. Martin)

Les clubs

Les clubs canins existent pour fédérer et regrouper des personnes qui souhaitent s’entrainer et pratiquer une discipline sportive canine : ring, agility, obé rythmée...

Pour moi, ce n’est pas le lieu adapté pour l’éducation d’un chien de famille parce que :

- les conseils donnés au groupe ne sont pas personnalisés

- les objectifs sont fixes (objectifs communs) avec une progression difficile dans le groupe

- des horaires imposés et une obligation de se rendre sur place

- de l’éducation encore trop souvent traditionnelle basée sur des méthodes coercitives et sur les brimades et punitions.

C’est encore moins le lieu pour rééduquer un chien ou régler un problème de comportement. D’une part, les moniteurs de clubs bénévoles ne sont pas formés pour ça. D’autre part, le travail en groupe (immersion) est souvent inapproprié.

Il est grave de penser que de mettre un chien peureux en immersion dans un groupe de chiens, tous les samedis au club, va lui faire passer sa peur par habituation ! C’est pourtant bien ce que l’on entend : "A force, il va s’y faire…"

Je vais prendre un exemple parlant. Disons que vous avez peur des araignées (ou des souris, serpents, etc.)... Je vous fais venir tous les samedis dans un club où vous allez être entouré(e) durant une heure par des araignées. Pensez-vous que vous aurez moins peur au bout d’un moment ? Pensez-vous que vous mettre en situation d’immersion finira par vous faire passer votre peur ? Pensez-vous que vous irez avec joie au club tous les samedis ?

Le chien qui est mis en immersion avec d’autres chiens qu’il est obligé de côtoyer, parfois tout près de lui, sans respecter le temps et les politesses canines de présentation, peut être encore plus mal à l’aise.

Imaginez que vous êtes une personne timide qui se retrouve dans une soirée au milieu de plein de personnes inconnues et où vous ne connaissez personne... Cela donne à réfléchir, non ? Ne seriez-vous pas, dans un premier temps, plus à l’aise dans un salon de thé avec un(e) seul(e) ami(e), pour commencer ? Plus à l'aise dans une soirée avec peu de monde et accompagné(e) d'une personne connue avec qui vous êtes en confiance ?

Le club est donc le lieu approprié pour participer à des sports canins (agility, obé rythmée, ...) et faire de la compétition.

Les chiens qualifiés d'agressifs

Tourner en rond muselé parmi d’autres chiens pendant une heure en faisant des "aux pieds !", "assis !", "couché !", "pas bougé !"... Pensez-vous vraiment que ce type de traitement va rendre votre chien plus sociable ?

Il y a souvent erreur sur le "diagnostic" : le chien n’est pas agressif, il a un comportement agressif, ce qui est complètement différent. Donc là encore : il faut chercher la cause et ne pas essayer d’étouffer le symptôme.

Les causes peuvent être diverses : peur, malaise, incompréhension, colère, frustration, instrumentalisation, incohérence des propriétaires (névroses, transferts, éponge affective), punitions répétées et incomprises par le chien, non respect de l’animal...

Le grognement

Autre exemple de mauvaise interprêtation fréquente : votre chien grogne ; "On" (certains vétos, un voisin, le boucher, etc.) vous dit : "Allez le faire dresser, il faut l’éduquer ! Il doit faire de l’obéissance... Allez dans un club, etc."

Je dis NON ! Car le grognement est un message à prendre en considération. Ce n’est pas de la "méchanceté", ni de la prise de pouvoir.

Dans tous les cas, il est nécessaire de trouver ce qui provoque ce grognement chez le chien et d’en traiter la cause, pas le symptôme. Le grognement est le symptôme, il est révélateur d’un malaise, d’une peur, d’une incompréhension, etc (voir au dessus). En aucun cas la situation ne sera correctement réglée par de l’obéissance.

Exemple : Il est déjà arrivé qu’un chien très bien éduqué et très obéissant, qui marche parfaitement aux pieds, qui a un excellent rappel, etc, morde pourtant son maître... Ceci démontre bien que l’obéissance n’est pas la première et seule solution, car l’obéissance n’est pas la relation.

Il est donc nécessaire dans ce type de cas de rééduquer le chien. Idem si l’on travaille sur un problème comportemental. L’obéissance vient après.

Il est d’abord primordial de cerner la cause, de trouver des pistes et des solutions. Il est indispensable de faire d’abord descendre le niveau de stress du chien, de trouver ce qui le met dans cet état.

Seulement après tout ce travail le chien a les capacités de faire de l’obéissance à proprement dit.

L’obéissance est un "job". Il s’agit de techniques pour apprendre des commandes : assis, couché, reviens, etc. Ca n’est pas l’outil pour résoudre des problèmes émotionnels ou de comportement. L’obéissance est l’outil qui permet d’avoir un chien qui se tient bien en société, en famille... une fois le travail de fond effectué.

Les Bêtises

Beaucoup, encore aujourd’hui, pensent que lorsque leur chien fait des "bêtises", il le fait exprès, se venge, est méchant, etc. Non ! Le chien envoie là aussi des signaux. Votre chien vous parle, écoutez le !

Toutes ces expressions indiquent un malaise, une peur, une incompréhension, une colère, une frustration... Il est nécessaire de trouver l’origine de ces troubles. Il est donc facile de comprendre que l’obéissance à ce stade n’est pas à propos.

Autorité/autoritarisme et règles

Un exemple parlant, celui de la gamelle. J’entends souvent : "Quand je m’approche de la gamelle de mon chien, il grogne, c’est inadmissible !"

Ah bon ? Comment réagiriez-vous si je passais devant vous, à table, et que je vous retirais votre assiette sans prévenir ? Ne "rouspéteriez"-vous pas ? Ne préféreriez-vous pas que je vous parle avant, pour vous prévenir que je vais prendre votre assiette pour vous resservir ?

N’est-il pas envisageable d’appeler votre chien, de l’inviter à s’écarter de sa gamelle pour la lui prendre et lui mettre quelque chose dedans ?

Autre exemple, le panier. Idem, il serait souhaitable de ne pas aller "embrasser" son chien quand il est dans son panier, mais de l’inviter à en sortir pour venir chercher une caresse. On évitera ainsi des possibles grognements ou morsures.

Mouvement Professionnel Francophone des Educateurs de Chiens de Compagnie
Membre du MFEC
 
 
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